Le végétal et ses bienfaits : une même passion, plusieurs professions
De la terre à la tasse
Quand on vous dit « herboriste », vous pensez peut-être à une personne penchée sur un mortier avec un pilon à la main, à côté d’une balance en cuivre, au fond une échoppe remplie de vieux meubles en bois croulants sous les bocaux de plantes aux noms imprononçables.
Si cette vision romantique et un brin surannée de l’herboriste de comptoir est loin de la réalité, ce n’est pas seulement parce que c’est un métier qui s’est modernisé, mais surtout parce qu’il existe en réalité différentes professions dans le domaine de l’herboristerie.
L’herboristerie les mains dans la terre
Le premier maillon, ce sont les productrices / producteurs et les cueilleuses / cueilleurs. Celles et ceux qui plantent, font pousser, récoltent, sèchent et transforment les plantes médicinales. Beaucoup peuvent revendiquer aujourd’hui l’appellation « paysan.ne-herboriste », titre qui a été légalisé en 2023 par une inscription au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
Ces personnes ont généralement, en plus d’une formation agricole et de solides connaissances en botanique, une formation en herboristerie, que ce soit auprès d’un Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA) ou d’une école d’herboristerie.
Elles / ils font de la vente directe à la ferme ou sur les marchés, peuvent être regroupé.es en coopératives, vendent à des grossistes ou directement aux herboristeries de comptoir.
En France, elles / ils sont représenté.es par la Fédération des Paysan.es Herboristes (FPH), le syndicat des S.I.M.P.L.E.S. et Association Française des Professionnel.les de la Cueillette des Plantes Sauvages (AFC).
L’herboristerie au comptoir
La deuxième catégorie de professionnel.les de l’herboristerie sont les personnes dont l’activité principale est la vente. L’herboriste de comptoir achète des plantes et autres produits d’herboristerie (comme les huiles essentielles, extraits liquides, poudres de plantes, cosmétique naturelle etc) auprès des producteur(ice)s, des cueilleur(euse)s ou auprès de grossistes pour les revendre aux consommateurices, généralement accompagné de conseil. Si les herboristes de comptoir n’ont pas le droit de faire des mélanges quand il s’agit d’huiles essentielles ou hydrolats, de teintures, de gemmothérapie ou d’élixirs floraux, il leur est possible, en revanche, de réaliser leurs propres mélanges de tisanes. C’est pourquoi vous trouverez rarement le même mélange chez deux herboristes différent.es !
L’association regroupant les herboristeries de comptoir en France est l’Association des Herboristeries de France (AHF)
L’herboristerie en consultation
Les praticien.nes en herboristerie sont souvent confondu.es avec les naturopathe, mais ce sont pourtant deux professions bien distinctes. Là où les naturopathes sont assez généralistes et connaissent les utilisations de quelques plantes et quelques huiles essentielles, souvent pour des utilisation en unitaire, les praticien.nes en herboristerie sont de véritables spécialistes des plantes médicinales, depuis leur reconnaissance sur le terrain jusqu’à leur utilisation.
Ce sont des professionnel.les qui maîtrisent l’art des mélanges des plantes, tant sous formes de tisanes que d’extraits liquides ou huiles essentielles.
Si elles / ils seront amené.es à donner des conseils en hygiène de vie lors de leurs consultations, leurs recommandations porteront d’une manière très précise sur les plantes médicinales.
C’est la Guilde des Praticien.nes en Herboristerie qui regroupent en France celles et ceux qui exercent ce métier.
L’herboristerie au tableau
La quatrième catégorie d’herboristes concerne celles et ceux qui transmettent les savoirs et savoir-faire.
D’une part, les herboristes qui enseignent aux futur.es professionnel.les et qui exercent donc en école d’herboristerie, en CFPPA, voire dans les universités au sein des cursus de diplômes universitaires ou licence.
D’autre part, les herboristes dont les formations visent le grand public, pour faire découvrir les plantes médicinales au plus grand nombre au travers d’ateliers, de conférences et de sorties botaniques.
La Fédération Française des Ecoles d’Herboristerie (FFEH) est l’association qui regroupe les cinq écoles privées françaises d’herboristerie.
Si ces professions sont distinctes, certain.es herboristes ont plusieurs casquettes et sont par exemple herboriste de comptoir et enseignants, ou paysan-herboriste et herboriste de comptoir, etc.
Les autres professions de l’herboristerie
Enfin, à côté de ces professions pour lesquelles l’herboristerie est le cœur de métier, d’autres personnes travaillent dans le domaine. Il s’agit en particulier de certain.es professionnel.les de santé qui sont formé.es à la phytothérapie : médecin phytothérapeute, pharmacien.ne-herboriste, infirmièr.e,maïeuticien.nes, etc. Mais aussi des chercheurs et universitaires, en particulier dans les domaines de l’ethnobotanique et l’ethnomédecine.
Pour en savoir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à vous rendre sur les sites des différentes associations mentionnées en cliquant sur les liens hypertextes.
Les informations figurant sur ce site sont présentées à titre éducatif et sont issues de la littérature historique et traditionnelle sur l’herboristerie. Elles ne sauraient remplacer l’avis d’un(e) professionnel(le) de santé, ni être interprétées comme un moyen de prescription ou de diagnostic.